Les îles Canaries, la destination d’Annemiek Van Vleuten pour recharger ses batteries

Depuis 2021, l’équipe Movistar est menée par celle que l’on considère aujourd’hui comme la meilleure coureuse cycliste du monde : Annemiek Van Vleuten, sans doute l’une des sportives les plus compétitrices et récompensées du moment. Sa capacité d’adaptation, sa ténacité et sa résilience lui ont permis de remporter la médaille d’or du contre-la-montre aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, où elle a également décroché la médaille d’argent pour la course en ligne de cyclisme sur route. Parmi son palmarès, on peut citer le titre de championne du monde du contre-la-montre individuel en 2017 et 2018, ainsi que huit médailles aux Championnats du monde sur route entre 2013 et 2021 (dont la première place du podium en 2019). Elle a également été championne nationale à quatre reprises. Rares sont les victoires qui échappent encore à la coureuse néerlandaise, qui nous explique comment elle vit ses séjours de préparation aux Canaries depuis 2015.

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Cyclist Annemiek van Vleuten talks about her training camps in the Canary Islands
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Annemiek Van Vleuten maîtrise l’art de tirer le meilleur parti des imprévus, et c’est d’ailleurs ainsi qu’elle a débuté sa carrière de coureuse cycliste : par une déception. Alors qu’elle rêvait de devenir footballeuse professionnelle, ses perpétuelles blessures au genou l’ont contrainte à renoncer au ballon rond. Refusant pour autant d’abandonner le sport, elle décide d’acheter un vélo d'occasion et de se lancer dans le cyclisme.

Elle se prend alors de passion pour cette discipline, à tel point qu’elle devient professionnelle à l’âge de 26 ans, en 2007, et se hisse à la troisième place du Tour féminin en Limousin. En 2010, c’est la révélation : championne du Novilon Eurocup, deuxième au Tour de Drenthe, troisième au Drentse 8 van Dwingeloo, quatrième aux Championnats des Pays-Bas du contre-la-montre, vainqueur de la Route de France... Le nom de Van Vleuten commence à se faire connaître dans toute l’Europe.

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Aux JO de Rio 2016, Annemiek Van Vleuten est victime d’une chute spectaculaire qui lui arrache la médaille d'or à l’épreuve de course en ligne. L’accident a provoqué une commotion cérébrale et la fracture de trois vertèbres. Deux semaines plus tard, elle est remontée sur son vélo pour remporter le prologue du Tour de Belgique un mois après. Aux JO de Tokyo 2020, elle réalise son rêve de décrocher la médaille d'or du contre-la-montre et, comme si ça ne lui suffisait pas, elle repart avec la médaille d’argent de l’épreuve sur route.

S’il y a bien une qualité qui définit Annemiek Van Vleuten, c’est sa capacité à surmonter les épreuves et son sens du sacrifice. Tout au long de sa carrière, elle a souffert de nombreuses blessures qui l’ont poussée à se dépasser et à ne jamais arrêter de travailler. Après 15 années de compétitions, elle reste inarrêtable. En témoignent ses 87 victoires à l’UCI et sa moyenne de 78 % de triomphes aux épreuves de contre-la-montre disputées ces dernières années. Depuis 2021, elle mène l’équipe Movistar après être passée par d’autres écuries comme Rabobank, Bigla ou encore Orica et Mitchelton.

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Annemiek Van Vleuten reste inarrêtable. En témoignent ses 87 victoires à l’UCI et sa moyenne de 78 % de triomphes aux épreuves de contre-la-montre disputées ces dernières années. 

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Altitude, dénivelé, paysages, climat... Tels sont selon elle les avantages que présentent les îles Canaries pour s’entraîner à n'importe quelle période de l’année. 

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Annemiek Van Vleuten a l’habitude de s’entraîner aux Canaries, une destination qu’elle décrit comme « incroyable » pour les coureurs cyclistes professionnels. Et elle sait de quoi elle parle. Depuis 2015, elle a roulé sur les routes de Tenerife et Gran Canaria pendant 36 semaines au total, elle connaît donc mieux que personne les meilleurs endroits pour améliorer ses performances.

« Ma route préférée est celle de la Valle de la Muerte à Gran Canaria », affirme-t-elle en soulignant la beauté du paysage qui entoure ce parcours, débutant à San Nicolás. Avec ses nombreuses côtes et sa vallée parmi les plus électrisantes de Gran Canaria, elle fait sans conteste partie des routes les plus exigeantes de l’île.

À Tenerife, elle a pour habitude de grimper le Teide, un circuit parfait pour l’entraînement des coureurs professionnels, à plus de 2 000 mètres d’altitude et avec des dénivelés moyens de 4,5 % et 5,5 %, ainsi que de s’entraîner à Anaga pour ses changements de rythme conditionnés par ses ascensions et ses plaines. En outre, elle confie adorer la route qui traverse Masca pour sa difficulté, avec des pentes entre 19 et 20 % de dénivelé, et ses panoramas à couper le souffle : « Je suis passée par ici une vingtaine de fois et je suis toujours surprise », explique-t-elle.

Altitude, dénivelé, paysages, climat... Tels sont selon elle les avantages que présentent les îles Canaries par rapport aux Pays-Bas pour s’entraîner à n'importe quelle période de l’année. Elle ajoute que l’archipel lui permet également de faire le plein d’énergie.

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« Aux Pays-Bas, je dois continuellement chercher le soleil, alors qu’ici je peux m’entraîner en manches courtes », assure-t-elle. Par ailleurs, elle considère que les îles se distinguent par la variété de leurs routes, avec une multitude de montées et de descentes qui mettent les cyclistes à l’épreuve et sont idéales pour les préparer aux compétitions à venir.

D’ailleurs, son séjour à Tenerife constitue une part essentielle de son calendrier de préparation pour ses prochains objectifs : le Tour des Flandres, l’Amstel Gold Race, la Flèche wallonne et la Liège-Bastogne-Liège. La Néerlandaise explique que, après s’être entraînée pour ces compétitions, elle se concentrera sur les courses par étapes, comme le Tour d’Italie ou le Tour de France féminins, pour lesquelles sa préparation sur le Teide est fondamentale : « Cela a déjà fonctionné par le passé. Après m’être entraînée sur l’île, j’ai remporté le Tour de la Communauté valencienne (dont une étape sur une côte), le Circuit Het Nieuwsblad en Belgique, et j’ai fini deuxième aux Strade Bianche », raconte-t-elle.

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En 2021, elle s’est également préparée à Tenerife pour le Tour des Flandres, dont elle est sortie vainqueur après avoir séjourné trois semaines sur l’île, tout comme la course À travers les Flandres. Elle est également montée sur le podium à l’issue de l’Amstel Gold Race et a terminé quatrième de la Flèche wallonne et deuxième du Liège-Bastogne-Liège.

Elle est très fière d’avoir découvert les îles depuis son deux-roues, lui permettant de s’imprégner des odeurs et des couleurs de l’archipel. Ses séjours l'ont également amenée à se lier d’amitié avec le gérant de son bar préféré, dans le village de Chío, et de s’entraîner jusqu’à sept heures à Anaga, un lieu qu’elle décrit comme magique. Quand elle parle des îles Canaries, elle ne peut réprimer son sourire. Comme elle le dit elle-même, s’entraîner ici, c’est faire le plein d’énergie.