Chemin de Jinama

Un trekking marqué par de grandes dénivellations
Situé au Nord, entre les communes de Valverde et La Frontera, le parcours de trekking par le chemin de Jimana escalade la falaise, fruit de trois grands glissements qui forment l'île de El Hierro. Le sentier se divise en deux tronçons bien distincts : depuis le début, près de l'église de la Candelaria, jusqu'à l'ermitage de la Caridad, la dénivellation est très importante due à la falaise, alors que le tronçon depuis l'ermitage jusqu'à San Andrés est presque plat et traverse le pacage.
Voie ancienne de connection pour les voyageurs et les agriculteurs
Avec huit kilomètres et une dénivellation de 885 mètres, le chemin royal de Jinama parcourt la voie principale d'accès à El Golfo, qui était le chemin clé avant la construction de la route, dans les années soixante. En plus de ses valeurs géologiques, le sentier ressort pour son intérêt botanique car il traverse la meilleure zone de Monte Verde de El Hierro. Le niveau de difficulté est élevé, du à la dénivellation, et le parcours peut se faire en trois heures à travers les chemins pavés, les sentiers et les pistes agricoles. Nous vous recommandons de prévoir des vêtements et des chaussures adaptés pour le trekking.
Length
8 km
Public transport
Localidad
Valverde - Frontera
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Camino de Jinama
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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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Joapira, une montagne avec un clocher et un ancien hôtel de ville

Ce bâtiment, qui se dresse face à l'église Candelaria, fut le siège de la première mairie de Frontera, au début du XXe siècle. La ville devint en effet la seconde municipalité de l'île en 1912 : auparavant, tout le pouvoir institutionnel d'El Hierro était exercé par Valverde. Face à ce bâtiment, aujourd'hui occupé par un bar, se trouve l'église Candelaria, qui se distingue par son clocher isolé juché, derrière elle, tout en haut d'un petit cône volcanique de la montagne de Joapira. C'est précisément ici que prend son départ le chemin de Jinama, dont le premier tronçon, d'environ cinq cent mètres, est goudronné.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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« La Casa Blanca », la maison blanche

L'habitat traditionnel d'El Hierro ou île de Fer était caractérisé par la pierre apparente : le badigeon à la chaux était un luxe que la plupart des familles ne pouvaient pas se permettre. Dans les maisons, le sol était d'ailleurs souvent de la terre battue mélangée à de la bouse de vache. Pour cette raison, la première demeure peinte à la chaux de la vallée d'El Golfo acquit une grande notoriété : depuis 1873, elle est connue sous le nom de la « Casa Blanca », ou maison blanche. Appartenant au hameau de Los Corchos, elle constituait un véritable point de repère au milieu du paysage, et son éclat était même visible depuis le large. Même si elle est aujourd'hui plus discrète, elle nous permet encore d'apprécier l'austère dignité de l'architecture traditionnelle de l'île.

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Domaine agricole « Finca El Pino »

Ce domaine agricole consacré à la culture de la vigne, qui s'étend jusqu'aux confins des terres domaniales, doit son nom à un pin singulier qui se distingue certes par son magnifique port vertical, mais encore par son emplacement à l'écart de son habitat naturel : sur l'île, ces arbres sont généralement situés sur le versant sud du sommet. Il doit son origine, comme tous ses congénères qui couvrent le versant, aux semences qui tombent au sol et finissent par germer sous l'effet fertilisant des excréments des pigeons bisets. Autrefois se trouvait à cet endroit l'une des cinq grilles du domaine que l'on fermait tous les soirs. Leur rôle était d'empêcher le passage dans les champs cultivés des animaux, et notamment des porcs, qui paissaient en liberté sur les terres domaniales. La grille a aujourd'hui disparu, mais nous pouvons encore en apprécier l'emplacement qui marquait la limite de la propriété privée.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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Piedra Labrada », la pierre sculptée

Cette pierre en bordure du chemin ressemble à un autel, tant par sa forme rectangulaire et sa marche que par la croix en bois qui la surmonte. Sur le côté, elle est également marquée d'une grande croix sculptée. Cette symbolique religieuse est associée à son rôle de lieu de repos pour les morts. Autrefois, et jusqu'au milieu du XIXe siècle, le corps des personnes décédées à El Golfo devait être transporté à Valverde pour y recevoir une sépulture. Et cette pierre était l'endroit choisi par les cortèges pour déposer le défunt et faire une halte avant de traverser la forêt.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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Ravin « Barranco de Las Esquinas »

Nous nous trouvons tout près du ravin qui abrite la carrière de La Helechera, d'où l'on extrayait le tuf rouge employé pour orner les angles de nombreuses constructions d'El Golfo, comme l'église Candelaria. Toutes les personnes qui empruntaient ce chemin avaient le devoir pieux d'emporter une pierre destinée à la construction de cette dernière. Nous pouvons contempler un impressionnant exemplaire d'Apollonias barbujana qui nous indique que les lieux appartiennent au domaine de la forêt thermophile humide, correspondant à l'étage inférieur de la laurisylve endémique. Cette espèce est ici largement répandue, tout comme les Ilex canariensis, entre autres arbustes. Cette formation est également surnommée « laurisylve xérique », dans la mesure où elle requiert moins d'humidité que les lauracées plus développées.

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« Mocán de Los Cochinos »

Cet exemplaire de Visnea mocanera en bordure du chemin se dresse à l'un des rares lieux de repos sur la route, où la pente est beaucoup moins raide. Les caractéristiques de cet arbuste, notamment ses racines, permettaient d'attacher facilement les porcs à l'époque des « mudadas » ou transhumances. Une observation attentive nous permet d'apprécier les marques laissées par les défenses d'une race autochtone de cochons sauvages, aujourd'hui disparue d'El Hierro, aux canines très développées. En raison du caractère appréhensif de ces animaux, leur transfert se réalisait souvent de nuit pour qu'ils ne s'aperçoivent pas du fort dénivelé en contrebas du sentier, et ainsi éviter les accidents.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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« La Cruz del Fraile », la croix du moine

C'est au beau milieu du chemin que nous découvrons ce rocher provenant d'un éboulement. De taille considérable, il est surmonté d'une croix qui, selon la légende, rendrait hommage à un moine (« fraile », en espagnol) ayant souffert un accident à la suite d'un éboulement. Sa présence nous rappelle que les sentiers qui bordent les parois rocheuses, comme celui de Jinama, sont toujours exposés à des risques d'éboulement, surtout les jours de vent ou de pluie. Dans de telles circonstances, la route devient dangereuse.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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« Mocán de la Sombra »

Les exemplaires de Visnea mocanera de Jinama sont parmi les plus splendides de cette espèce arbustive appartenant à la laurisylve. Ils accompagnent le randonneur tout au long du chemin, mais bien peu ont cette envergure : ses dimensions, son feuillage et son ancienneté lui ont valu le surnom de « Mocán de la Sombra », probablement en référence à l'ombre protectrice qu'il offrait au voyageur. Le « Mocán de la Sombra » était également associé à une tradition mariale, puisqu'une cavité à l'intérieur de son tronc abritait un tableau en relief de la Vierge de la Conception. Cette image mariale était même vénérée à l'occasion d'une fête que l'on célébrait en présence de danseurs.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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Point de vue « El Miradero »

Point de vue naturel sur El Golfo. Cet endroit était employé pour informer par des « silbos » ou sifflements que des personnes descendaient au village, et que l'on pouvait par exemple commencer à préparer le repas, ou encore pour dire que l'on était bien arrivé. Autrefois, l'absence de bruits parasites augmentait considérablement la portée de la voix. On utilisait également des coquillages ou des conques en guise de trompe, chaque famille étant reconnaissable par une sonorité particulière. Ce point de vue naturel était aussi utilisé dans la pratique du « margareo » : lorsqu'un âne mourait ou était abattu, dans la nuit, les jeunes gens attribuaient à force de cris certaines parties de l'animal à des personnes avec lesquelles ils avaient des comptes à régler. Cette forme de critique sociale avait un véritable rôle de soupape dans l'étouffante société microcosmique de l'époque.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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« Descansadero de la Virgen », halte de la Vierge

Jinama joue également un rôle important dans la principale fête de l'île : la « Bajada de la Virgen de los Reyes », un pèlerinage où la Sainte Vierge est transportée de village en village. Tous les quatre ans, l'image de la Virgen de los Reyes emprunte le chemin de Jinama après avoir rejoint la vallée d'El Golfo par le tunnel de Los Roquillos, pour éviter le dangereux sentier traditionnel de La Peña. De l'ordre de cinq cents personnes accompagnent la Vierge dans ce long cortège qui, depuis la « Bajada » de 1989, fait halte à cet endroit. Il s'agit d'une façon de conserver l'un des usages traditionnels de ce chemin aujourd'hui transformé en magnifique sentier de randonnée.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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« Cueva de Las Pipas », grotte des tonneaux

Cette grotte en bordure du chemin abrite des pierres aux formes arrondies qui ressemblent aux tonneaux utilisés pour le vin. Or dans les îles, ces tonneaux sont appelés des « pipas », d'où le nom de la grotte. La « pipa » est aussi une unité de mesure habituellement employée dans l'agriculture canarienne, et notamment en irrigation. Elle représente un volume d'environ 450 litres. Cet endroit était aussi un lieu de rencontre au milieu du chemin, où l'âne en profitait pour prendre un peu de repos, tandis que ceux qui montaient racontaient à ceux qui descendaient les dernières nouvelles de la vallée, et vice versa.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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Le « letime » et la chapelle

« Letime » est un mot hérité des anciens Canariens qui fait référence à une paroi abrupte ou un escarpement rocheux. Il s'agit du bord d'une paroi très élevée ou d'un précipice. À Isora, le « letime » est marqué par le « Cuchillo de Jinama », couronnement d'un dyke volcanique signalant l'accès au chemin qui serpente le long de la paroi. Constituant une véritable référence au milieu du paysage, nous pouvons l'observer dès le début de notre route à Joapira. Lorsqu'on s'aventurait sur ces chemins de transhumance, la tradition voulait que l'on s'en remette à la Vierge ou à un saint. Les trois principaux chemins (Tibataje, San Salvador et Jinama) possèdent une chapelle où l'on peut prier avant d'entreprendre la descente ou exprimer sa gratitude en arrivant au sommet. Sur celui de Jinama, celle-ci est dédiée à la Virgen de la Caridad, ou Vierge de la Charité. Il s'agit d'un petit oratoire datant de 1924 construit avec l'aide d'habitants de San Andrés et Isora, ainsi que de personnes qui avaient émigré à Cuba.

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Itinéraire : Chemin de Jinama, El Hierro
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« La Tierra que Suena », la terre qui gronde

Les habitants de l'île surnomment cette partie du haut plateau de Nisdafe en raison d'un étonnant phénomène volcanique. Dans cette partie nord du plateau, les éruptions de l'ensemble volcanique de San Andrés, probablement très fluides et riches en gaz, ont formé dans le sous-sol, à faible profondeur, de nombreux tubes et cavités. Pour cela, ceux qui traversaient cet endroit sur leur monture entendaient les sabots résonner comme si l'on jouait du tambour. Ce surnom de « terre qui gronde » date de plus de trois siècles, puisqu'il est déjà repris dans l'ouvrage « Antigüedades de la Isla de El Hierro » de Bartolomé García del Castillo. Encore aujourd'hui, il donne à cet endroit une certaine connotation magique.

Développement durable
Sostenibilidad
- Ne jetez jamais vos déchets dans la rue ou dans la nature, y compris les mégots. Les restes de nourriture contribuent à la prolifération des rongeurs et des chats sauvages qui constituent une menace pour la faune.
- Respectez les animaux, ne les dérangez pas et ne les nourrissez pas. Si vous voyez un animal blessé, signalez-le en appelant le numéro de téléphone d'urgence 112. Vous êtes également prié de ne pas arracher de fleurs et de plantes.
- Vous êtes prié de ne pas ramasser des pierres ou d’autres éléments de la nature. Veillez également à ne pas modifier le milieu naturel en les empilant pour former les tristement célèbres « tours ».
- Respectez les balises des sentiers. Quitter les sentiers et les espaces aménagés provoque des dommages sur l'environnement et peut également être dangereux pour vous et les personnes qui vous accompagnent.
- Il est plus sûr de tenir votre animal en laisse.
- Veillez à ne pas perturber la tranquillité de l'environnement en faisant trop de bruit (musique forte, cris, etc.).
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